Chaque année, le 8 mars - journée internationale des droits des femmes - est l’occasion de rappeler une réalité encore trop méconnue : les maladies cardiovasculaires sont la première cause de mortalité chez les femmes.
En France, une femme meurt toutes les 7 minutes d’une maladie cardiovasculaire. Et pourtant, une grande partie de ces décès pourrait être évitée grâce à : un meilleur dépistage, une meilleure information, une prise en compte spécifique des symptômes féminins, une prévention adaptée à chaque âge de la vie.
Le cœur d’une femme évolue tout au long de sa vie. Et avec lui, le risque cardiovasculaire. Comprendre ces périodes clés, c’est déjà agir en prévention.
La période de la contraception : un moment à ne pas banaliser
Certaines contraceptions hormonales peuvent augmenter le risque cardiovasculaire, notamment en cas : d’antécédents familiaux (AVC, phlébite, embolie pulmonaire), de tabagisme, d’hypertension artérielle, de cholestérol élevé.
Toutes les femmes ne sont pas concernées de la même manière, mais le risque doit être évalué individuellement.
👉 Le bon réflexe : préparer sa consultation. Connaître ses antécédents personnels et familiaux permet au professionnel de santé d’orienter vers la contraception la plus adaptée.
La grossesse : un révélateur de fragilité cardiovasculaire
La grossesse est un bouleversement physiologique majeur. Elle peut parfois révéler un terrain cardiovasculaire fragile. Certaines situations doivent alerter : la pré-éclampsie, le diabète gestationnel, une grossesse tardive, une grossesse multiple.
Ces événements ne sont pas anodins : ils peuvent augmenter le risque cardiovasculaire ultérieur.
👉 Le bon réflexe : un suivi adapté et régulier. Un historique obstétrical doit faire partie intégrante de l’évaluation cardiovasculaire d’une femme, même plusieurs années après la grossesse.
La ménopause : un tournant hormonal décisif
À la ménopause, la baisse des œstrogènes modifie la protection naturelle des artères. Conséquences possibles : augmentation du risque d’hypertension, élévation du cholestérol, modification de la répartition des graisses, augmentation du risque cardiovasculaire global. Ce n’est pas une fatalité, mais c’est une période charnière de prévention.
👉 Le bon réflexe : ne pas passer à côté d’un bilan cardio-gynécologique.
Le stress et la charge mentale : des facteurs trop souvent invisibles
Au-delà des facteurs biologiques, les femmes cumulent souvent : charge mentale, stress chronique, responsabilités familiales et professionnelles multiples. Or le stress chronique augmente significativement le risque cardiovasculaire.
La prévention passe aussi par la santé mentale, le sommeil, l’activité physique et la capacité à demander de l’aide.
Mesdames, faites de votre santé une priorité !
Votre santé cardiovasculaire mérite toute votre attention, à chaque âge de la vie. Ne banalisez pas certains symptômes, n’hésitez pas à poser des questions et à demander un bilan si nécessaire. Parlez de vos antécédents, informez-vous, préparez vos consultations. Prendre soin de son cœur, ce n’est pas être inquiète, c’est être actrice de sa santé.
En ce 8 mars, faites-en une priorité pour vous, et pour celles qui comptent sur vous. 💜